Les Nématodes à galles

Meloïdogynes sp. (Tylenchidées)


Galles de Meloïdogynes
Les nématodes à galles des racines, encore appelé anguillule sont de redoutables bio-agresseurs. Ces vers microscopiques (non visible à l'oeil) sont exclusivement telluriques (vivant dans le sol).
Ils sont munis d’un stylet buccal servant à perforer les tissus du végétal hôte. L'augmentation du volume des cellules après pénétration, conduit à la formation d'une galle typique de l'infection par nématodes du genre Meloidogyne . En cas d’infestation forte, les galles peuvent envahir tout le système racinaire, perturbant l’absorption hydrique et minérale de la plante qui peut dépérir rapidement.

Présent dans le monde entier les nématodes Meloïdogynes occasionnent des dégats considérable. Ils parasitent un large spectre d'espèces végétales aussi bien en grandes cultures, que florales, ou fruitières. Les plantes maraîchères sont particulièrement affectées (surtout les familles des solanacées, cucurbitacées et astéracées).
Le problème est particulièrement préoccupant dans les jardins potagers et les systèmes maraîchers méditerranéens (Espagne, Afrique du nord, Sud de la France...) où les conditions optimales de leur développement sont réunies : températures élevées et successions de plantes sensibles. Pour ces même raisons, les nématodes sont particulièrement virulent sous serres.
Les attaques sont plus fortes en sols sableux, légers, ou pauvres en matières organiques.
En conditions optimales (25°C) la femelle peut pondre jusqu’à 3000 œufs à l’extérieure de la racine. La larve fraîchement éclose pénètre entièrement dans la racine et y accomplit l’ensemble de son cycle. En 3 à 8 semaines (selon la température), les larves deviennent des femelles mature qui pondent à leur tour des oeufs protégés dans une gangue mucilagineuse.
Plusieurs cycles peuvent se succéder en une année et l’infestation peut alors atteindre 100.000 à 200.000 larves par kg de sol, sur des profondeurs pouvant être supérieures à 30 cm. Ainsi la population peut avoir une croissance exponentielle.
De plus, les œufs de nématodes peuvent résister au froid et à la sécheresse pendant 6 ans.

Enfin les nématodes provoquent des lésions racinaires qui favorisent d'autres pathogènes telluriques : champignons ou bactéries.
Les espèces de Meloidogyne les plus rencontrées dans nos régions son M. arenaria et M. incognita.

Plusieurs méthodes de lutte, telles que l’utilisation de plantes résistantes ou non hôtes, la désinfection thermique, la lutte biologique, peuvent être mises en œuvre, mais elles ont souvent des résultats partiels.
La maîtrise des nématodes à galles nécessite donc de combiner les différentes techniques dans une stratégie globale à mener sur du long terme.

Les espèces peu sensible se rencontre dans la famille des liliacées (ails, oignons, poireaux ...) et la famille des brassicacées (navets, radis, choux ...). Notons qu'il existe de fortes variations de sensibilité selon les variétés pour une même culture.

Galles de Meloïdogynes.Galles de Meloïdogynes





Source :
Le GRAB : https://www.grab.fr/